Sur France Inter le 16 avril 2010

Sur France Inter le 16 avril 2010

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Ségolène Royal suggère de nouvelles hypothèses mais tait les noms des repreneurs potentiels

 

L'homme d'affaires turc Alphan Manas proposait d'acheter 15% du capital de l'équipementier automobile Heuliez avec deux partenaires turcs : l'offre est jugée insuffisante et Ségolène Royal a proposé vendredi 2 avril de nouvelles hypothèses de travail, en particulier la suggestion d'une SCOP

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Pas de publicité sur les contacts de Ségolène Royal

 

Vendredi 16 avril 2010 : sur les ondes de France Inter, Ségolène Royal a réaffirmé qu'elle était en contact avec plusieurs repreneurs potentiels mais n'a pas soufflé de noms, de peur de faire capoter les négociations. Elle a au passage donné un coup de patte au Ministre de l'Industrie Christian Estrosi qui, selon elle, est allé trop vite en besogne avec le chef d'entreprise turc et a trop parlé.

 

 

Les nouvelles hypothèses de travail de Ségolène Royal

 

2 avril 2010 : les propositions de Ségolène Royal ont eu le don de laisser les salariés perplexes : une SCOP, pourquoi pas , mais ça peut être une arme à double tranchant. Et surtout, ça ne peut pas se faire dans la précipitaion. De son côté, la Présidente de Poitou-Charentes a dit qu'elle poursuivait un tour de table auprès d'industriels impliqués dans la croissance verte. On n'en saura pas plus. Si Ségolène Royal a repris la main, le dossier est, lui, au point mort.

 

Estrosi / Royal : échange de "mots doux"

 

 

Jeudi 1er avril 2010 : le Ministre de l'Industrie Christian Estrosi a accusé jeudi Ségolène Royal de "faire peur" au lieu de rassurer les investisseurs éventuellement intéressés par l'équipementier automobile Heuliez, dans un entretien à Radio Classique. "Mme Royal est en train de faire peur et d'inquiéter", a déclaré M. Estrosi, répondant à des attaques dont il avait été lui-même la cible peu auparavant de la part de la Présidente de Poitou-Charentes. Heuliez "n'est pas une entreprise publique. Que le Ministère de l'Industrie se soit autant mobilisé - avec l'ensemble du gouvernement, sur ce dossier - on n'a pas toujours vu ça par le passé", a-t-il souligné. "Je dis à Mme Royal : prenez de la hauteur. Soyez une responsable d'une Présidence de région qui soit digne de ce nom, qui démontre que les 5 millions d'euros qu'elle a promis sont bien au rendez-vous en même temps que les 10 millions d'euros de l'Etat, et qu'ensemble nous apportions une attitude rassurante à un certain nombre d'industriels et d'investisseurs potentiels", a-t-il dit. Peu auparavant, Mme Royal avait accusé le ministère de l'Industrie de "se moquer des salariés d'Heuliez", sur RMC et BFM TV. Mme Royal "n'a cessé de tricher, de mentir, sur ce dossier", lui a rétorqué Christiaan Estrosi. "Moi je n'ai jamais rien promis. Le problème c'est qu'elle, elle a promis, (...) c'est que Mme Royal s'est promenée bras dessus, bras dessous dans des assemblées générales avec (l'ex-repreneur potentiel) Louis Petiet, qui n'a jamais apporté un million d'euros à Heuliez", a-t-il affirmé. (Source AFP)

 

 

Ségolène Royal reprend la main

 

 

Jeudi 1er avril 2010 : dès qu'elle a connu l'offre de l'investisseur turc, Ségolène Royal a lancé un "appel aux industriels qui travaillent dans le domaine de la croissance verte" pour sauver Heuliez, et critiqué le gouvernement "qui ne trouve pas" de solution. "C'est un cas très concret où le gouvernement aurait pu prouver son +efficacité+", a déclaré Ségolène Royal sur Canal+. Mais "vérité avant les élections n'est pas vérité après les élections" et "M. Estrosi qui, soi-disant avait trouvé une solution miracle avec un investisseur turc, attend l'après-élection pour dire que cette solution n'est pas acceptable", a-t-elle ajouté.

 

Appel aux industriels de la "croissance verte"

 

"On ne va pas baisser les bras pour autant, je serai vendredi avec les salariés d'Heuliez et

 nous allons lancer un appel aux industriels qui travaillent dans le domaine de la croissance verte et nous allons regarder de quelle façon nous pouvons créer une coopérative ouvrière de production car voilà une entreprise qui a un produit magnifique, une petite voiture qui est un bijou", a-t-elle fait valoir. C'est une "très belle entreprise", "si des industriels m'entendent, on va rouvrir le tour de table pour qu'ils puissent venir", a-t-elle encore dit. Face à un "pouvoir dans un pays puissant comme la France qui ne trouve pas un pool bancaire ou des industriels pour venir dans l'entreprise", "nous allons trouver une solution", rappelant que la région était "déjà au capital de l'entreprise"

 

 

31 mars 2010 : rachat de 15% d'Heuliez proposé par Alphan Manas

 

 

Mercredi 31 mars 2010 : l'homme d'affaires turc Alphan Manas propose d'acheter 15% du capital de l'équipementier automobile français Heuliez, en difficulté depuis des mois, avec deux partenaires turcs, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué reçu à Paris.

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L'offre, dont le montant n'est pas précisé, a été déposée conjointement par Manas Energy Investments, une société codétenue par Alphan Manas, le fabricant turc de batteries Inci Akü et un équipementier turc B Plas. Elle porte à la fois sur 15% des parts de l'équipementier et sur la marque de véhicule électrique d'Heuliez, "Mia". Le projet prévoit que la production de la Mia soit réalisée dans l'usine d'Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres) et que les nouveaux modèles électriques soient dessinés en Turquie.

 

 "Offre insuffisante" selon le Ministre de l'Industrie Christian Estrosi

 

"C'est insuffisant", a commenté M. Estrosi, en marge d'un salon professionnel à Paris. "Nous avons besoin d'étudier d'autres dossiers qui pourraient venir compléter son offre", a-t-il ajouté. "Il faut qu'il y ait un industriel qui aille plus loin que les seuls 15% du capital", soit "10 millions d'euros". Selon lui, des "industriel français, américains, allemands ont fait connaître leur intérêt" pour l'équipementier. Informé par la presse, le personnel qui sortait de l'usine de Cerizay à 12h30 après la relève du matin, ne cachait pas sa déception. "On y croit de moins en moins", a déclaré un employé de l'emboutissage avec 15 ans de maison. "On ne sait pas trop qui sont ces gens et ce qu'ils veulent exactement. L'ambiance se dégrade de jour en jour parmi le personnel. (...) C'est bien compréhensible depuis le temps que cette histoire dure", a-t-il ajouté.

 

Salariés perplexes

 

Si les salariés ont bien compris que seule la Mia intéressait le repreneur turc, ils craignent par conséquent que l'on retourne à la "case départ" où l'on évoquait (il y a près d'un an) la "vente à la découpe". En outre, ils voient se profiler derrière les intentions de Alphan Manas, la possibilité de la délocalisation en Turquie de certains secteurs de l'entreprise

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Accord en vue du rachat d'Heuliez par Alphan Manas

 

 

16 mars 2010 : le protocole signé mardi 16 au Ministère de l'Industrie à Bercy, prévoit une augmentation de capital de 30 millions d'euros, à laquelle doivent participer le fonds Brightwell, dirigé par M. Manas, la Région Poitou-Charentes et l'Etat, via le Fonds stratégique d'investissement, précise le Ministère. Alphan Manas a déjà provisionné 3 millions d'euros et la finalisation du rachat doit intervenir avant le 31 mars. "La décision prise par l'entrepreneur Alphan Manas est une très belle nouvelle pour Heuliez et ses 600 salariés", a déclaré le Ministre de l'Industrie Christian Estrosi, cité dans le communiqué. "D'ici à cette échéance, il importe malgré tout, compte tenu de l'historique du dossier, de rester prudent tant que l'opération n'est pas finalisée en totalité sur le plan juridique", a-t-il ajouté. De son côté, l'homme d'affaires turc a ajouté que le protocole allait permettre de poursuivre les discussions. "Si nous sommes satisfaits des résultats de l'examen approfondi (de l'entreprise, ndlr), nous serons prêts à racheter", a-t-il affirmé. "Je continue à discuter avec des partenaires industriels potentiels en Turquie qui pourraient investir avec moi", a-t-il ajouté.

De leur côté les représentants du personnel d'Heuliez avaient rendez-vous au Ministère de l'Industrie à Bercy, mardi à 16h.

 

 

La décision d'Alphan Manas est attendue après le 15 mars

 

 

Vendredi 12 mars 2010 : l'investisseur turc Alphan Manas ne fera pas connaître sa décision sur une éventuelle reprise de l'équipementier automobile Heuliez avant lundi, a-t-il fait savoir aujourd'hui. "Les discussions sont toujours en cours, il n'y a rien de nouveau pour l'instant", a-t-il déclaré, renvoyant à une possible annonce lundi. Il espérait dans un premier temps pouvoir annoncer sa décision mardi 9 mars, puis la date de vendredi 12 mars avait été évoquée. M. Manas, président du fonds d'investissement turc Brightwell, est entré fin février en discussions exclusives avec Heuliez, au bord du dépôt de bilan, pour entrer à son capital. La période de négociations exclusives, initialement fixée à une dizaine de jours, a été prolongée jusqu'à vendredi 12 mars en fin d'après-midi. Alphan Manas s'est dit prêt à engager 20 millions d'euros dans l'entreprise, qui emploie 600 personnes à Cerizay (Deux-Sèvres). (Source AFP)

 

 

Nouveau délai de réflexion pour Alphan Manas

 

 

9 mars 2010 : on attendait pour aujourd'hui (terme des 10 jours légaux de réflexion) la décision de Alphan Manas, nouveau repreneur potentiel d'Heuliez. Mais ce dernier a reporté sa décision à la fin de la semaine. On ne sait pas encore les raisons qui poussent l'investisseur turc à reporter sa décision : rassemblement des fonds ou inventaire et audit de l'entreprise ?

 

BKC prêt à se retirer

 

 

2 mars 2010:  la petite voiture électrique, qui porte aujourd'hui tous les espoirs de l'entreprise des Deux-Sèvres, a été vue par Alphan Manas, le nouveau repreneur potentiel d'Heuliez. Il a demandé dix jours pour auditer les comptes d'Heuliez et donner sa réponse, selon le Parisien. L'avenir de l'équipementier automobile Heuliez et de ses 600 salariés à Cerizay dans les Deux-Sèvres se joue donc en ce moment. L'actuel propriétaire le groupe BKC serait près à se retirer pour laisser la place au fond d'investissement turc Alpan Manas .

 

Nouvel investisseur turc

 

 

Jeudi 25 février 2010 : le Ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, annonce jeudi avoir trouvé un investisseur turc capable d'injecter 20 millions d'euros pour sauver Heuliez de nouveau au bord du dépôt de bilan. Il s'agit de "Alphan Manas, qui dirige le fonds d'investissement européen Brightwell", a indiqué un porte-parole du Ministère de l'Industrie. C'est un "homme d'affaires reconnu et estimé, proche des principaux groupes industriels de son pays", selon le communiqué publié par ailleurs par le Ministère. Des négociations devaient s'ouvrir dès ce jeudi pour une période d'une "dizaine de

jours" entre cet investisseur et Heuliez, d'après le Ministère. Christian Estrosi a demandé "solennellement" à Louis Petiet de reconnaître qu'il ne disposait pas des fonds promis, pour permettre l'arrivée d'un nouvel investisseur aux côtés du Fonds stratégique d'investissement (FSI) et de la Région Poitou-Charentes, qui a déjà injecté 5 millions d'euros.

Les syndicats du constructeur automobile Heuliez parlent "de nouvelle positive" mais restent "prudents" après l'annonce, jeudi, du Ministre de l'Industrie Christian Estrosi de la possible venue d'un investisseur turc, capable d'injecter 20 millions d'euros. "Il vaut mieux avoir ce genre d'annonce que celle de l'autre jour (retrait de la MACIF). Mais on reste prudents. Car nous avons connu notre lot de rebondissements", a déclaré Emile Bregeon, représentant syndical CFDT, majoritaire. "J'étais au courant car nous travaillons de façon assez concertée avec tous les acteurs du dossier. C'est une nouvelle plutôt positive, sans crier victoire", a déclaré pour sa part Jean Grelier, député (PS) des Deux-Sèvres, qui s'est fortement impliqué dans le dossier. (Source AFP)

Dominique Bussereau pense que cette fois, c'est du sérieux, mais il reste prudent compte-tenu de tous les contre-temps qu'a déjà connus Heuliez.

 

 

La MACIF : c'est non !

 

 

24 février 2010 : L'effet d'annonce de Ségolène Royal, sur nos antennes le 21 février, est tombé à plat. La mutuelle des commerçants et industriels de France (MACIF), pressentie par la Présidente de la région pour entrer dans le capital d'Heuliez, annonce qu'elle renonce. De son côté, Christian Estrosi invite tous les protagonistes à ne pas faire de surenchère de communication, à rester discret, afin de ne pas nuire aux négociations en cours visant à suppléer la défaillance du groupe BKC. Tout en sachant que ce dernier n'a toujours pas dit qu'il renonçait à l'affaire !

 

 

Nouveaux effets d'annonce : que croire ?

 

 

Lundi 22 février 2010 : la confusion est la plus totale quant à l'avenir d'Heuliez. Dimanche 21 février, sur le plateau de France 3 Poitou-Charentes, Ségolène Royal annonçait l'entrée prochaine d'une grande mutuelle de Niort dans le capital de l'entreprise. Quelle mutuelle ? A Niort on est très discret. Seule la MACIF dit avoir été approchée. Le lendemain matin sur les ondes d'une radio périphérique, Christian Estrosi annonçait pour sa part qu'il ne croyait plus du tout aux promesses du repreneur en titre Louis Petiet, Pdt de BKC qui tarde à remplir sa part du contrat, et qu'il avait sous le coude une demi-douzaine d'autres repreneurs. Louis Petiet assure de son côté qu'il y a de la trésorerie chez Heuliez et que les 15 millions seront versés à la nouvelle date annoncée, le 15 mars 2010.

 

Nouvelle promesse de Louis Petiet

 

 

19 février 2010 : nouvelle promesse de Louis Petiet, le PDG de BKC : l'argent tant attendu sera là, en cash, le 15 mars. Mais les salariés d'Heuliez commencent à se lasser des promesses à répétition. Le patron de Bernard Krief Consulting (BKC), repreneur de l'équipementier automobile français Heuliez, a contre-attaqué vendredi dans la presse, en assurant qu'il versera le 15 mars l'argent promis depuis des mois pour sauver l'entreprise. "Je suis en mesure aujourd'hui de confirmer que cette somme sera bien là en liquide le 15 mars prochain", a déclaré Louis Petiet au quotidien Le Parisien. Désigné l'été dernier par le tribunal de commerce pour reprendre l'équipementier et constructeur de voitures électriques de Cerizay (Deux-Sèvres), BKC n'a pas versé depuis les 15 millions promis à l'époque. Il s'est contenté d'apporter un titre de créance du même montant, mais pas d'argent comptant. Une attitude qui lui a attiré la méfiance des 600 salariés et provoqué la colère des pouvoirs publics qui recherchent désormais une situation alternative.

A noter par ailleurs que la holding de BKC, Krief Group, doit s'introduire en Bourse vendredi 19 février !

 

 

La région Pays de Loire dans le capital Heuliez ?

 

 

17 février : à Cerizay, on commence à s'inquiéter très sérieusement. Le Ministère de l'Industrie a repris la main sur le dossier et plusieurs entreprises du groupe BKC seraient en grande difficulté.  Le plan de reprise d'Heuliez par BKC semble de plus en plus compromis : au ministère de l'Industrie on parle de contacts avec au moins 6 repreneurs potentiels, tandis que la région Pays de Loire entrerait bien dans le capital, à l'instar de la région Poitou-Charentes

15 février 2010 : le site Heuliez de Cerizay, dans les Deux-Sèvres n'est à quelques kilomètres des départements du Maine-et-Loire et de la Vendée. De nombreux salariés habitent d'ailleurs de l'autre côté de la "frontière". Ce qui explique l'offre du Président de la région Pays de Loire : entrer dans le capital, à la même hauteur que Poitou-Charentes. Avec les 10 millions attendus du FSI et un tour de table, avec une demi-douzaine d'investisseurs potentiel, engagé par le ministère de l'Industrie, la solution de rechange au plan BKC serait trouvée, et si ce dernier reste au capital, il n'est plus sûr du tout qu'il en serait encore majoritaire. Les jours à venir seront cruciaux.

 

 

Un plan B ?

 

 

11 février 2010 :  l'argent de la recapitalisation n'est toujours pas arrivé chez Heuliez. Si bien que les spéculations vont de nouveau bon train. C'est le statu quo et, dans les ateliers du constructeur automobile de Cerizay, le doute s'installe, on parle d'un plan B. A Cerizay, on ne voit toujours rien venir et l'on reparle de l'avenir de l'entreprise dont le Tribunal de Commerce de Niort avait autorisé la reprise à l'automne 2009 par Bernard Krief Consulting. L'argent frais va commencer à manquer, même si les bureaux d'étude sur le véhicule électrique tournent à plein. Louis Petiet, le PDG de BKC se veut rassurant, Ségolène Royal, la seule qui ait déjà mis la main à la poche se dit sereine. Cependant, de nouveaux investisseurs seraient sur les rangs et chez le salariés, le doute s'installe. Heuliez n'en finit pas de renaître.

 

Le flou s'installe

 

 

15 janvier 2010 : date butoir pour le versement des 16 millions d'euros par BKC. C'est de nouveau le flou sur l'avenir d'Heuliez : on attend toujours l'apport de 16 millions d'euros, alors que dès le 22 décembre, le Ministre de l'Industrie avait dit avoir eu la preuve de la capacité de BKC d'honorer ses engagements. Certains mettent de nouveau en doute la capacité de BKC à honorer sa promesse. Du coup, les 10 millions d'euros du FSI sont toujours bloqués sur un compte. Néanmoins, le président du fonds BKC, Louis Petiet, repreneur d'Heuliez, a affirmé vendredi 15 janvier avoir fourni les dernières preuves attestant de l'apport de 16 millions d'euros pour renflouer le constructeur automobile, des pièces en cours d'expertise, selon le ministère de l'Industrie. "Nous (...) avons apporté à travers notre filiale Heuliez New World 16.395.533 euros", a déclaré M. Petiet sur BFM Radio. Cette somme est destinée à renflouer le constructeur en difficulté depuis des mois, via une augmentation du capital. "Nous avons reçu les derniers justificatifs des commissaires aux comptes qui constataient que l'augmentation du capital en numéraire avait bien été effectuée", a assuré le président de Bernard Krief Consulting (BKC). BKC avait jusqu'au 15 janvier pour valider juridiquement l'ensemble des documents apportant la preuve du versement des fonds promis. "Nous avons reçu de BKC les pièces comptables qui justifient de sa montée au capital d'Heuliez véhicules électriques dans le cadre du pacte d'actionnaires. Elles ont été transmises au FSI (Fonds stratégique d'investissement) pour expertise", a précisé de son côté le Ministre de l'Industrie, Christian Estrosi. "J'ai demandé au FSI la plus grande attention dans le suivi de ce dossier,  afin de m'assurer à chaque étape du plan de reprise que l'avenir de l'entreprise et de ses 600 salariés était garanti", a-t-il ajouté.

 

 

Epilogue heureux

 

 

Mercredi 23 décembre 2009 : au lendemain de la signature du pacte financier à Bercy entre BKC, la région Poitou-Charentes et l'Etat, ce n'est pas encore la liesse à Cerizay, mais un grand soulagement. Toute la ville retenait son souffle depuis plusieurs semaines et les commerçants qui ont vu, ces derniers temps, leur chiffre d'affaires fléchir, sont à présent prudemment optimistes. Quant aux Heuliez, en vacances pour les fêtes de fin d'année, ils reprendront le travail le 5 janvier 2010.

 

 

BKC dispose de l'argent pour la reprise d'Heuliez

 

 

22 décembre 2009 : éunion dans le bureau du Ministre de l'Industrie, mardi 22 décembre : Bernard Krief Consulting devait apporter la preuve du versement des 16 millions promis lors du jugement du Tribunal de Commerce de Niort en juillet 2009. Etaient présents le PDG d'Heuliez ainsi que Ségolène Royal. Le Ministre avait eu la preuve qu'il attendait, et on croyait le dossier enfin bouclé ! "le Président de Bernard Krief Consulting Louis Petiet dispose bien des 15 millions d'euros qu'il s'était engagé à apporter pour la reprise du constructeur automobile Heuliez", a déclaré le Ministre de l'Industrie Christian Estrosi à l'issue d'une dernière réunion, mardi matin à Bercy. Louis Petiet a apporté la preuve qu'il a bien souscrit à l'augmentation de capital et qu'il dispose bien des 15 millions d'€ qu'il s'était engagé à apporter", a déclaré le Ministre de l'Industrie. La présentation de cette preuve était la condition posée par le Fonds Stratégique d'Investissements (FSI) pour verser 10 millions d'€ à Heuliez. Christian Estrosi avait réuni mardi matin (22 décembre) les acteurs du dossier de reprise d'Heuliez, afin de "débloquer la situation". Assistaient à la réunion Louis Petiet, PDG de BKC et Ségolène Royal, Pdte de Poitou-Charentes.

 

FSI sur compte bloqué

 

 

17 décembre : Christian Estrosi, Ministre de l'Industrie a été informé par Louis Petiet, Président de BKC que l'apport en fonds propres de 16 millions d'€ au capital d'Heuliez Véhicules Electriques avait été effectué par un ordre de virement passé dans les délais auxquels il s'était engagé. Selon le Ministère, Louis Petiet n'est cependant pas en mesure d'apporter la preuve de cette opération. C'est pourquoi Christian Estrosi a demandé au FSI de procéder au versement des 10 millions d'€ d'apport, mais sur un compte placé sous séquestre qui sera débloqué dès que le Président de BKC aura apporté la preuve de l'apport en fonds propres qu'il indique avoir effectué. En conséquence, la réunion prévue pour jeudi soir est reportée au début de la semaine 51.

 

 

PDG de BKC : les 16 millions sont débloqués

 

 

17 décembre 2009 : Christian Estrosi avait demandé le 17 décembre au FSI de verser 10 millions d'€ d'apport au capital d'Heuliez sur un compte placé sous séquestre, qui serait débloqué dès que le Président de BKC aura fait la preuve de l'apport en fonds propres auquel il s'était engagé. Le sort d'Heuliez n'aura donc pas été joué au soir du 17 décembre. Pour Ségolène Royal, le dossier est bouclé, pour le PDG de BKC, les fonds sont libérés, mais pour le Ministre de l'Economie Christian Estrosi, la réunion prévue en soirée devait être celle de la dernière chance. Elle est reportée à la semaine suivante. Alors qu'une réunion qualifiée "de la dernière chance" aura lieu à Paris dans la soirée, Ségolène Royal affirme depuis 48 heures que le dispositif financier de reprise d'Heuliez est finalisé, ajoutant qu'il s'agit d'un travail de longue haleine. Le même jour en effet, Louis Petiet, PDG de Bernard Krief Consulting indiquait qu'un montage financier lui avait permis de "libérer" les 16 millions d'euros attendus. Il ne resterait plus qu'à obtenir une autorisation boursière.

 

 

Fonds débloqués le 17 décembre ?

 

 

Mercredi 9 décembre 2009 : une réunion tenue à Paris a confirmé les engagements des futurs actionnaires d'Heuliez, c'est-à-dire la région Poitou-Charentes et le groupe BKC. La survie d'Heuliez dépend de cette augmentation de capital, décidée au début de l'été 2009 et qui tarde à se concrétiser. "Aujourd'hui, Heuliez est sauvé, Heuliez est bien debout, Heuliez est solide puisque la libération totale du capital se fait avec les 16 millions d'euros (du groupe Bernard Krief Consulting), avec l'engagement écrit de Louis Petiet (président de BKC) et avec les cinq millions de la région", a déclaré la Présidente de la région Poitou-Charentes, à l'issue de l'assemblée générale. "Il faut maintenant que les tergiversations du ministère de l'Industrie cessent, a ajouté Ségolène Royal.

 

 

Rappel à l'ordre de Christian Estrosi

 

 

M. Petiet, qui n'a pas assisté personnellement à l'AG, a précisé à l'AFP que les fonds pour Heuliez seraient débloqués d'ici au 17 décembre. Des doutes sur le plan de sauvetage étaient apparus ces dernières semaines. Selon une source proche du dossier, BKC avait proposé en fin de semaine dernière d'apporter moins de la moitié de la somme promise en juillet, ce qui a été refusé par le FSI. La région Poitou-Charentes avait indiqué qu'elle était prête à maintenir sa participation mais au prorata de celle de BKC. Selon le plan de reprise validé début juillet, il était prévu que le FSI injecte sa participation dans Heuliez, mais sous réserve de la présentation d'un projet industriel et de l'apport effectif d'autres investisseurs. Le FSI a émis, à plusieurs reprises, des doutes sur la capacité de BKC à honorer ses engagements financiers dès mercredi. Un représentant du FSI a en outre fait remarquer qu'il ne participait pas à la réunion de mercredi 9 décembre à Paris. Quant au Ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, il a rappelé à l'ordre mardi Bernard Krief Consulting, en soulignant que l'apport du FSI au capital de l'équipementier automobile était conditionné à l'injection préalable de 16 millions d'euros par BKC. Le Ministre a demandé "solennellement" à son Président "de tenir tous les engagements qu'il a pris dans le cadre du plan de reprise". (Source AFP)

 

 

L'ancien administrateur judiciaire se fâche !

 

 

Mardi 8 décembre 2009 : l'ancien administrateur judiciaire de l'équipementier automobile Heuliez Régis Valliot a adressé mardi un courrier au président de Bernard Krief Consulting (BKC) Louis Petiet pour lui demander des précisions quant aux fonds propres qu'il doit injecter dans Heuliez. Le tribunal de commerce de Niort avait validé, début juillet, le plan de reprise d'Heuliez par BKC, qui s'engageait notamment à apporter 16 millions d'euros à l'équipementier. Dans son courrier , M. Valliot fait référence aux réserves émises par le Fonds stratégique d'investissement (FSI), qui a demandé, en fin de semaine dernière, à BKC de verser "enfin" sa contribution. Il est prévu que le FSI injecte également 10 millions, sous réserve de la présentation d'un projet industriel et de l'apport effectif d'autres investisseurs. M. Valliot demande à M. Petiet de "faire savoir au tribunal, au Parquet, aux élus du personnel et aux mandataires de justice la réalité de l'apport des fonds propres attendus des Emirats arabes unis", dont plusieurs sociétés sont présentées par BKC comme partenaires financiers du projet. A défaut, l'ancien administrateur réclame des précisions sur la "stratégie de repli" du repreneur d'Heuliez. "Sans cet engagement d'apport de fonds propres de votre part, complété par le FSI et la région Poitou-Charentes, jamais le tribunal de commerce de Niort ne vous aurait confié les destinées de cette entreprise", insiste M. Valliot. M. Petiet avait indiqué le vendredi précédent que BKC avait injecté jusqu'ici un million d'euros dans le capital du holding Heuliez Concord, qui chapeaute Heuliez véhicules électriques. (Source AFP)

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