Le Président de la République, le 16 mars dans la maison d'un couple de sinistrés à Charron

Le Président de la République, le 16 mars dans la maison d'un couple de sinistrés à Charron

Francetv
Deux semaines après la tempête, le Président de la République est retourné en Charente-Mme

 

Nicolas Sarkozy est revenu le 16 mars en Charente-Maritime et en Vendée pour faire un point sur la situation dans ces deux départements balayés le 28 février par la tempête Xynthia qui a fait 53 morts. Il a promis qu'il n'y aurait pas de réinstallations en zone dangereuse

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Les victimes ne se réinstalleront pas en zone dangereuse

 

16 mars 2010 : Nicolas Sarkozy a assuré mardi à La Rochelle que l'Etat ne laisserait pas se réinstaller dans les zones "où il y a des risques mortels" les victimes de tempête Xynthia, qui a ravagé le 28 février les côtes de Charente-Maritime et de Vendée. La tempête a particulièrement endeuillé ces deux départements faisant au total 53 morts et de l'ordre de 1,5 milliard d'euros de dégâts, selon les assureurs. "Nous ne laisserons pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels", a déclaré le Président de la République à la presse à l'issue d'une réunion de travail à huis clos à la Préfecture de Charente-Maritime à La Rochelle. "Certaines personnes ne retrouveront pas leurs maisons", a ajouté le chef de l'Etat, précisant que "des terrains" seraient mis à disposition des personnes déplacées pour reconstruire, ainsi que des "indemnisations". "Je suis venu pour montrer à ces deux départements martyrs qu'il y aura un suivi concret", a-t-il poursuivi avant de promettre "des mesures très concrètes". "Nous n'autoriserons aucune reconstruction" dans les zones où "il y a des risques mortels", a insisté le président, quelques heures plus tard, lors d'un discours au Conseil général de Vendée, à La Roche-sur-Yon. "Je préfère assumer la colère" de certains habitants qui ne seront pas autorisés à revenir "plutôt que de mettre des vies en danger". "Une fois, ça suffit", s'est-il exclamé.

Le Président s'est également rendu à Charron, chez un couple qui n'a plus de maison. Il a pu toucher du doigt la détresse des sinistrés.

Les Ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et de l'Agriculture Bruno Le Maire, la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno et les Présidents des conseils

généraux de Vendée Philippe de Villiers et de Charente-Maritime Dominique Bussereau,

également secrétaire d'Etat aux Transports et tête de liste UMP aux régionales en Poitou-Charentes, accompagnaient le président.

 

Second voyage de Nicolas Sarkozy

 

12 mars 2010 : après une première visite sur place le 1er mars au lendemain du passage de Xynthia, le nouveau déplacement de Nicolas Sarkozy, mardi 16 mars, doit permettre au chef de l'Etat de "faire le point sur la mise en œuvre des mesures d'aide aux territoires et aux populations concernés" et de préparer "les décisions destinées à améliorer leur protection contre les aléas naturels dans les années à venir", selon un communiqué de l'Elysée. Nicolas Sarkozy présidera à partir de 10h45 une réunion de travail à la Préfecture de Charente-Maritime à La Rochelle, avant de se rendre à Charron (17) pour y rencontrer une famille sinistrée, un exploitant agricole victime de la tempête et les équipes locales de secours. Il achèvera sa visite par une rencontre avec des ostréiculteurs de la Louippe, en Vendée.

Les ministres de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, de l'Intérieur Brice Hortefeux et de l'Agriculture Bruno Le Maire accompagneront le président de la République, ainsi que les secrétaires d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno et aux Transports Dominique Bussereau, également président du conseil général de Charente-Maritime.

Lors de son premier passage, Nicolas Sarkozy avait annoncé le déblocage d'une première enveloppe d'aide d'urgence aux sinistrés de 3 millions d'euros, le lancement d'un "plan digues", ainsi qu'une enquête interministérielle sur les causes de la catastrophe. (Source AFP)

 

 

Marais poitevin dévasté

 

11 mars 2010 : l'eau de mer a recouvert une grande partie du Marais poitevin (deux-Sèvres et Charente-Maritime), lors du passage de Xynthia, si bien qu'il n'y aura pas de récolte cette année, prairies et cultures sont dévastées, poissons d'eau douce décimés. Il faut à présent évacuer le sel par une méthode appelée "gypsage" et tout déblayer. Des collègues d'autres parcs naturels régionaux sont venus prêter main forte à ceux du Marais, un vrai réconfort pour les agriculteurs touchés

 

Aide de l'Armée à Marennes

 

10 mars 2010 : 27 militaires et 5 engins du Génie sont entrés en action à Marennes : il faut rebâtir les défenses côtières et refaire, du moins provisoirement le cordon dunaire en attendant la prochaine grande marée, prévue à la fin du mois de mars (la marée d'équinoxe de printemps, dont les coefficients dépasseront 100).

 

Benoist Apparu à Charron 

 

10 mars 2010 : le secrétaire d'Etat chargé du Logement et de l'Urbanisme a annoncé des mesures de relogement . L'Etat va prendre en charge les frais de relogement des sinistrés pendant 6 mois et des prêts à  taux zéro seraient accordés à tous ceux qui voudraient reconstruire. Benoist Apparu a également demandé l'accélération des plans de prévention des inondations.

 

Arrivée du médiateur des assurances

 

Lundi 8 mars :   Yann Boaretta, le médiateur des assurances, nommé par le Président de la République à l'issue de sa visite éclair en Charente-Maritime le lundi 1er mars, est arrivé lundi 8 mars en Poitou-Charentes. Il rencontrera à la Préfecture de région, à Poitiers, les Préfets des départements sinistrés ainsi que les professionnels de l'assurance. Son rôle est de coordonner et d'accélerer la prise en charge des dégâts liés au passage de la tempête Xynthia et d'aider à la mise en œuvre de l'arrêté de catastrophe naturelle du 1er mars 2010. Sa mission durera aussi longtemps qu'il le faudra.

 

Bussereau-Royal : consensus sur les aides

 

Vendredi 5 mars : Ségolène Royal avait indiqué que la région Poitou-Charentes apporterait 3 millions d'euros pour un fonds d'intervention d'urgence réservé aux activité économiques du département sinistré, si le Conseil général de Charente-Maritime accordait une somme égale. Vendredi matin, à Saintes, une session extraordinaire de l'assemblée départementale a validé cette proposition. Au total, ce sont donc six millions d'euros qui seront insufflés dans l'économie locale par les deux collectivités. Le Conseil régional se réunit lundi 8 mars en session extraordinaire pour voter l'aide annoncée.


Les assureurs expertisent à tour de bras

 

 

Jeudi 4 mars:  La tempête Xynthia coûtera au moins 1,2 milliards d'euros selon la fédération des assurances. La tempête qui a balayé dimanche la France d'ouest en est et fait plus de cinquante morts, sera donc la plus chère depuis 1999. Les compagnies d'assurance françaises indemniseront les dommages pour un montant allant jusqu'à 2.000 euros d'ici trois mois.

 

                                               Solidarité européenne

 

Jeudi 4 mars : la journée de jeudi a été marquée par la visite du commissaire européen Johannes Hahn, en charge de la politique régionale. Celui-ci a exprimé  la solidarité de l'Europe aux sinistrés de Xynthia, lors d'une visite à La Rochelle et avant de se rendre en Vendée, en compagnie du secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes."L'Europe n'est pas seulement une communauté économique, mais également une communauté solidaire", a indiqué le commissaire européen autrichien exprimant sa compassion pour "les familles et les victimes".Johannes Hahn a souligné l'importance de se faire "une idée très précise des dommages"pour que l'Europe trouve "tous les moyens et les fonds possibles pour aider cetterégion sinistrée".De son côté, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche,a indiqué que plusieurs dispositifs d'aides pourraient être utilisés en faveur des sinistrés.Outre la demande qu'il a formulée auprès du Fonds de solidarité d'urgence de l'Unioneuropéenne dès lundi à Bruxelles, M. Lellouche a indiqué l'éventualité de réaffecter "des fonds structurels déjà à la disposition de la France".Enfin, le secrétaire d'Etat a évoqué la possibilité de recourir à "des fonds en matière de pêcherie et d'agriculture".

 

 Hommage aux victimes



Mercredi 3 mars:
600 personnes ont assisté mercredi à la cérémonie religieuse célébrée par l'évêque de Saintes et de la Rochelle. Le pape Benoit XVI avait envoyé un message de soutien aux familles des victimes et aux sinistrés. Celui-ci a été lu lors de l'office. Ségolène Royal figurait parmi les personnalités qui ont assisté à cet hommage.

 

Proposition d'aides


 Mercredi 3 mars: alors que Dominique Bussereau accompagnait hier le Ministre de l'Agriculture sur les lieux sinistrés, Ségolène Royal présentait un train de mesures d'aide devant des élus de gauche. La présidente de Poitou-Charentes mettra trois millions d'euros sur la table si le département de Charente-Maritime suit pour la même somme.

Mercredi 3 mars: le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a annoncé mercredi à l'Aiguillon-sur-Mer une aide de 20 millions d'euros pour les ostréiculteurs et une "aide d'urgence" de 5 millions d'euros pour les agriculteurs sinistrés par la tempête Xynthia. "Nous avons débloqué, sur proposition du président de la République et du Premier ministre, 20 millions d'euros pour aider à la reconstitution la plus rapide possible des matériels des ostréiculteurs", a déclaré M. Le Maire lors d'une rencontre avec des ostréiculteurs et des agriculteurs. Le dispositif prévoit en outre des aides d'urgences pour "faire face aux besoins immédiats de trésorerie" (cotisation MSA, intérêts d'emprunts), à hauteur de 5  millions pour les agriculteurs et 1,5 millions d'euros pour les ostréiculteurs.

 

                                                  Pompage à Aytré

Mardi 2 mars
: dans l''après-midi, les opérations de pompage ont débuté à Aytré, près de la Rochelle. Du personnel de la sécurité civile, tout juste rentré d'Haïti, a été mobilisé avec des moyens conséquents. La polémique sur les constructions du littoral est en même temps relancée par cette catastrophe naturelle

 

Une cellule d'urgence médico-psychologique



Lundi 1er mars
: la cellule d'urgence médico-psychologique de l'hôpital de La Rochelle a ouvert depuis lundi des permanences dans quatre villes de Charente-Maritime ( voir nos reportages)

 

La visite du Président de la République


 

Lundi 1er mars: arrivé  11h00 à La Rochelle, en Charente-maritime, département le plus affecté avec la Vendée, le président a annoncé une mission d'inspection de l'Intérieur et de l'Equipement qui analysera "ce qui s'est passé".

M. Sarkozy a qualifié cet événement de "catastrophe nationale, un drame humain avec un bilan épouvantable". "Ce n'est pas le moment de commencer les polémiques", a-t-il recommandé, appelant "chacun à considérer qu'aujourd'hui c'est le temps de l'urgence". Il a par ailleurs demandé un "plan digues" au ministre Jean-Louis Borloo (Ecologie) qui l'accompagnait sur place, et a annoncé "un plan spécial" en faveur des ostréiculteurs. Le président de la République a annoncé la venue dans la semaine du ministre de l'agriculture.

                                                            Douze morts

 

Lundi 1er mars: 800 000 personnes ont été privées d'électricité dimanche matin en raison de la tempête dont 100 000 environ en Charente-Maritime. 70 000 foyers étaient également affectés dans la Vienne et 60 000 dans les Deux-Sèvres.10 décès ont été confirmés lundi en Charente-Maritime par la préfecture. Le vent allié à une marée à fort coefficent ont eu pour conséquence un débordement des eaux sur de nombreuses communes du continent et aussi sur l'Ile de Ré, Oléron et l'Ile d'Aix. Durant la nuit de samedi à dimanche environ 120 sauvetages ont pu être réalisés dont une trentaine d'hélitreuillages. A Aytré, des personnes ont du grimper sur les toits ou sur les arbres pour échapper aux indondations. Une flotte d'une douzaine d'hélicoptères a été mobilisée. A La Rochelle, le plateau nautique des Minimes a été endommagé, de nombreux commerces et entreprises inondés, de même les quartiers de Saint-Nicolas et de la Ville-en Bois. La recherche et le sauvetage d'éventuelles autres victimes a été engagé et se poursuit, grâce à des renforts de pompiers venus d'autres départements ( des pompiers corréziens en particulier).

 

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