Le tracé de la future LGV Poitiers/Limoges se précise.
France3LimousinLe document présenté lundi 30 août 2010 par Réseau Ferré de France est précis.Sur le tracé,une trentaine d'habitations devraient être détruites pour laisser passer le TGV. Des procédures d'indemnisation sont envisagées.
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Un nouveau tracé est consultable par les riverains dans les mairies concernées par cette Ligne à Grande Vitesse. Le projet doit encore être approuvé par le ministère des transports qui doit faire connaitre sa décision en juin 2011. L'enquête d'utilité publique pourra alors être lancée. Le début des travaux est prévu pour 2013 et la mise en service en 2017.
Mais les oppositions restent encore fortes dans les communes traversées, essentiellement dans la Vienne.Une manifestation est prévue samedi 4 septembre.
Résumé des épisodes précédents
Le collectif anti-LGV avait fait part le 27 janvier 2010 de son intention de déposer un recours contre Réseau Ferré de France (RFF) dans une interview accordée à France Bleu Limousin. Le tribunal administratif de Limoges n'a toujours pas été saisi.
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Une réunion de concertation, organisée le 2 décembre au soir à Persac (86) par RFF avait tourné court : les opposants parlaient de fausse concertation.
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Les élus du Limousin et du Poitou-Charentes se sont retrouvés à Paris pour renouveler leur volonté de voir exister la ligne à grande vitesse Limoges / Poitiers. Ils ont voulu faire passer le message depuis le Palais Bourbon.
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Après avoir écrit à Dominique Bussereau, Ségolène Royal s'en tient pour sa part à sa position : elle n'a pas assisté à Limoges à la 1ère réunion du Comité de financement du projet où d'ailleurs on n'a parlé que...tracé. Dans l'entourage de la Présidente on précise que jamais la région n'a acté le projet, mais simplement les études. Ségolène Royal avait expliqué à Dominique Bussereau pourquoi elle remettait en cause la pertinence de la ligne à grande vitesse entre Limoges et Poitiers.
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Alors que la réunion du 27 octobre à Poitiers prévoyait une discussion sur le tracé possible du projet de LGV (entre les trois possibilités offertes), les participants ont remis en cause l'opportunité d'une telle ligne. Par ailleurs, et en prélude à la réunion publique du soir, dans le cadre de la phase d'études de la LGV Limoges-Poitiers, RFF avait organisé le 27 octobre dans l'après-midi, un atelier thématique. Associations et institutions y avaient été conviées.
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Le projet de barreau LGV entre Limoges et Poitiers n'a pas fini de faire couler encre et salive et soulève beaucoup d'oppositions. Alors que les communes concernées font connaître leurs points de vue, Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes "met les pieds dans le plat". Elle se dit très réservée sur la pertinence d'une telle liaison et l'a fait savoir aux Limousins dans une lettre qui a fait l'effet d'une douche froide. Elle estime en effet que Poitou-Charentes n'a pas à financer un tel projet, préférant développer le réseau TER sur cet axe. En revanche, d'autres élus, parlementaires, plaident pour cette nouvelle ligne qui pourrait constituer le prélude à des liaisons LGV vers l'est de la France et vers l'Europe centrale. Enfin pour une 3ème catégorie d'élus, il est urgent d'attendre et de poursuivre les concertations. C'est dire s'il y a encore des bâtons dans les roues du TGV Limoges / Poitiers...
Les anti-LGV repartis à l'attaque ont manifesté le 24 avril
Samedi 24 avril 2010 : les anti-LGV, essentiellement du côté du Poitou-Charentes, repartent à l'attaque. Leur collectif revendique 400 adhérents dans la Vienne. Ils contestent la ligne de 115 km projetée et présentent une nouvelle lecture du sondage présenté début avril : selon ce sondage, 71% des sondés jugent inutile la nouvelle ligne. Les anti LGV demandent que l'on privilégie les dessertes par TER. Ils ont manifesté le 24 avril à Poitiers.

Manifestation du 24 avril à Poitiers
Sondage : 80% des sondés favorables au projet
Limoges, 1er avril 2010 : un sondage réalisé au mois de janvier vient d'être rendu public. Réalisé auprès d'un échantillon de population représentatif des personnes concernées par le projet, il met en lumière une très forte majorité d'adhésion. Ceux qui, en Limousin, ont toujours soutenu le projet de LGV entre Limoges et Poitiers y voient l'occasion d'un développement économique et touristique indéniables. les opposants en profitent pour remettre en avant le vieux projet de POLT : ils ont sous le coude, disent-ils, une étude qui met en avant le moindre coût du POLT et l'impact environnemental moins important. Bref, un projet alternatif qui, pourtant semblait enterré depuis 2004.

Vers un recours des opposants ?
27 janvier 2010 : le recours qu'aurait l'intention d'introduire le collectif anti-LGV serait fondé sur le fait que le projet de LGV entre Limoges et Poitiers ne serait pas conforme aux dispositions du Grenelle de l'environnement. Cependant Réseau Ferré de France, par la voix de son directeur régional Richard Rousseau, a réagi à cette nouvelle attaque dans les médias menée par le collectif, estimant que la modernisation du POLT ( Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) avait déjà été effectuée entre 2005 et 2009 et que le comité d'aménagement du territoire avait préféré le développement de la ligne LGV Limoges / Poitiers au train pendulaire envisagé sur la ligne historique. Pour l'instant, on voit mal comment un recours pourrait être exercé contre les études menées par RFF, alors que la déclaration d'utilité publique n'est pas intervenue
Opposants très motivés
3 décembre 2009 : la réunion organisée le 2 décembre au soir à Persac à la limite de la Vienne et de la Haute-Vienne a tourné court. Organisée par RFF, elle se voulait être une réunion de concertation. Pour les opposants, il s'agit d'une fuite en avant à marche forcée. Tout va beaucoup trop vite, disent-ils, ils refusent que le processus s'enclenche de manière irréversible. Au bout de trois quarts d'heure, la réunion a été interrompue.
Les élus renouvellent leur volonté d'avoir la LGV
25 novembre 2009 : les élus du Limousin et du Poitou-Charentes étaient réunis à Paris pour renouveler leur volonté de voir exister cette ligne. Pour ce qui est du financement, ils ne souhaitent pas participer à plus de 25% du coût du projet. mais pour eux, le projet est bel et bien sur les rails, il faut désormais le peaufiner. C'est le message qu'ils ont voulu faire passer au cours d'une conférence de presse donnée dans les locaux de l'Assemblée nationale.
Avant la réunion du 6 novembre à Limoges
5 novembre 2009 : c'est donc la politique de la chaise vide qu'adoptera Ségolène Royal. Dans son entourage on précise en effet que jamais la région Poitou-Charentes n'a acté un tel projet, mais uniquement les études préliminaires. Certes un tel projet présente beaucoup plus d'intérêt pour le Limousin que le Poitou-Charentes, même si, en cas de réalisation, il ferait de Poitiers un grand nœud ferroviaire. Comme le projet n'est donc pas vital pour Poitou-Charentes, sa Présidente refuse ce qu'elle appelle le "chantage de l'Etat" qui se tourne vers les collectivités territoriales pour le financer.
Réunion publique du 27 octobre
S'il fallait résumer, on pourrait dire que l'on a assisté à un dialogue de sourds. Les opposants du Poitou-Charentes (qui rejoignent l'opinion émise la semaine précédente par Ségolène Royal, posant la question de la pertinence de la ligne) n'étaient pas venus pour un choix de tracé, ils en sont revenus à demander le retour au projet POLT, abandonné depuis six ans ! Les participants ont réfuté à RFF le droit de faire de l'aménagement du territoire : pour eux, c'est le job des élus. RFF a eu beau dire qu'on ne revenait pas sur un dossier enterré depuis longtemps (le POLT), certains ont même pris la SNCF à témoin de ce qu'elle ne pourrait faire passer des TGV sur la ligne envisagée ! Affaire brûlante à suivre...
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